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<title>Last posts on herta müller</title>
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<name>Carmen SERGHIE LOPEZ</name>
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<title>La littérature, un témoin qui ne meurt jamais</title>
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<updated>2023-08-17T17:31:00+02:00</updated>
<published>2023-08-17T17:31:00+02:00</published>
<summary>            (Photo -   Ma fenêtre à Nice)    De   nouveau, ces propos que...</summary>
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&lt;p style=&quot;background: white;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: maroon;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6468954&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://elargissement-ro.hautetfort.com/media/01/02/3751006461.jpg&quot; alt=&quot;herta müller,littérature,dictature,livre&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;background: white;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;(Photo -&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;Ma fenêtre à Nice)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;background: white;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;De &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;nouveau, ces propos que j'ai déjà eu l'occasion de citer dans des notes antérieures, mais qui me parlent beaucoup, c'est un concentré:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;background: white;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Si je n'étais pas partie, il m'aurait été impossible de résister ici! Rien qu'en pensant au contact quotidien avec la réalité roumaine, je me rends compte que je deviendrais folle une seconde fois si je devais vivre dans la Roumanie d'aujourd'hui. Il y a tant d'indifférence dans ce pays, et l'indifférence de la population explique aussi tout ce qui se passe (…)&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;La Roumanie post-communiste n'a pas enlevé tous les masques de l'horreur communiste, dont le plus perfide reste celui de la délation, et le plus terrible, celui de l'annihilation de l'intimité (...). Les Services secrets de Ceausescu n'ont pas été dissous, mais renommés SRI. Un ex-collaborateur de la Securitate peut occuper n'importe quelle fonction aujourd'hui en Roumanie &quot;, &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;écrivait &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Herta Müller&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; dans &lt;em&gt;Die Zeit&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: maroon;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;(&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;cité dans&amp;nbsp;&lt;em&gt;RL&lt;/em&gt;), en 2009.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;background: white;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: black; font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;Le site &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;DW&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; publie aujourd'hui un article à l’occasion de l’anniversaire de &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Herta Müller&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, prix Nobel de littérature 2009: « &lt;a href=&quot;https://www.dw.com/ro/herta-m%C3%BCller-le-a-scris-rom%C3%A2nilor-c%C4%83r%C8%9Bile-care-le-lipseau/a-66553476?maca=ro-Facebook-sharing&amp;amp;fbclid=IwAR3EimG2xDOu5UeZJKsWdjN6y-snpFquLSTtM14r347F_XSbg5lrThVWi1o&quot;&gt;Herta Müller &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #41494d;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.dw.com/ro/herta-m%C3%BCller-le-a-scris-rom%C3%A2nilor-c%C4%83r%C8%9Bile-care-le-lipseau/a-66553476?maca=ro-Facebook-sharing&amp;amp;fbclid=IwAR3EimG2xDOu5UeZJKsWdjN6y-snpFquLSTtM14r347F_XSbg5lrThVWi1o&quot;&gt;a écrit pour les Roumains les livres qui leur manquaient&lt;/a&gt; », dont je résume quelques idées. Harcelée par &lt;/span&gt;la Securitate parce qu’elle écrivait ce qu’il ne fallait pas, elle avait été obligée de quitter la Roumanie. Elle écrit en allemand, ce qui fait d’elle un écrivain allemand. Néanmoins, sans la vie vécue en Roumanie, avec les traumatismes subis, les trahisons des amis qui l’ont dénoncée à la Securitate, les sacrifices assumés, les mensonges entendus, la peur du système qui lui a donné en même temps le courage de s’y opposer, la force de ses écrits (autobiographiques pour la plupart) n’aurait pas été aussi pénétrante. Elle a écrit sur la dictature, mais aussi sur la manière dont la majorité de la population et les institutions avaient participé au maintien du régime. Elle a su ne pas abandonner ses principes et défendre ses opinions au risque d’une sincérité qui embarrasse. Elle a refusé d’oublier, de passer l’éponge sur les humiliations et les abus vécus pendant la dictature, elle a nommé les choses, en ne permettant pas aux lecteurs d’oublier l’absurde de ce monde-là. C’est pourquoi elle a dérangé et dérange toujours l’espace public roumain. Un écrivain qui continue de rappeler que la Police politique n’est pas morte, mais qu’elle a proliféré, en créant un capitalisme de clan et de clientélisme joyeux et insouciant, cet écrivain ne pourrait être commode pour une société qui préfère fermer les yeux et se laisser diriger par les successeurs des anciens abuseurs, justement parce qu'il rappelle ce que la majorité intellectuelle souhaite oublier ou plutôt camoufler. Sa traductrice en roumain, Corina Bernic, observe que ce qui en Roumanie a été considéré comme une atteinte au sentiment national de la part de Herta Müller, est en vérité, au contraire, une preuve d’amour et de regret, car vous ne critiquez que ce qui vous intéresse, ce que vous pensez être réparable. Autrement, vous restez indifférent et vous ne vous retournez plus sur le passé. Herta Müller n’a jamais cessé d’interroger le passé. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;background: white;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;J’ai lu l’article de &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;DW&lt;/span&gt; sur Facebook et j’ai laissé un commentaire, en citant les mots de Herta Müller en 2009, et qui figuraient dans une note sur ce blog. Un bon Roumain m’a injuriée, moi, &quot;avec la Juive Herta&quot;. Je l’ai bloqué, la moindre des choses. Mais c’est un détail révélateur. Derrière l’écran, on peut plus facilement déverser sa haine. Et il y a de la haine, beaucoup de haine, si vous touchez le point névralgique de la complicité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;background: white;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;A propos de la haine de la Police politique de la dictature, viscérale car liée au sentiment national et à l’idéologie, je viens de lire un roman de l’auteur danois &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Michael Katz Krefeld&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; («&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Savnet&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;», 2014/ «&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Disparu&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;», Actes Sud, 2020) qui retrace les derniers jours de la Stasi, avant la chute du Mur, et leur écho vingt-quatre ans après, quand on découvre que beaucoup de familles s’étaient volatilisées lors de ces événements-là. Un colonel de la Stasi et son obsession perverse pour une famille mise sous surveillance, ou de la haine à l’état pur. C’est une œuvre de fiction, oui, mais les méthodes, les techniques du colonel et de l’appareil, c’est la réalité, et peut-être en dessous de la réalité. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;Pour un lecteur qui a connu le régime totalitaire et sa police, le souvenir des atrocités commises à l’époque de la Stasi (ou de la Securitate ou du KGB) a un effet différent que pour un lecteur occidental, lequel lecteur pourrait flirter avec les principes communistes ou avec le &quot;pacifisme&quot; à n’importe quel prix, ce que l'on voit à propos de l'invasion russe en Ukraine. Cela dit, la littérature reste la meilleure thérapie, comme je l’ai souvent écrit dans les notes publiées sur &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;CEFRO&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;(&lt;a href=&quot;http://www.cefro.pro/archive/2023/07/25/la-litterature-toujours.html&quot;&gt;http://www.cefro.pro/archive/2023/07/25/la-litterature-toujours.html)&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Do</name>
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<title>L'homme est un grand faisan... - H. MÜLLER</title>
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<updated>2012-12-30T21:30:00+01:00</updated>
<published>2012-12-30T21:30:00+01:00</published>
<summary>   J'avais beaucoup&amp;nbsp;entendu parler d'Herta Müller au moment où lui fut...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3902556&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://laplumeetlapage.hautetfort.com/media/02/01/2760813491.jpg&quot; alt=&quot;livres,littérature,romans,herta müller,littérature allemande,actu,actualité&quot; /&gt;J'avais beaucoup&amp;nbsp;entendu parler d'Herta Müller au moment où lui fut attribué le prix Nobel de Littérature en 2009 et&amp;nbsp;j'avais vu fleurir sur les blogs de LCA des billets sur &lt;em&gt;L'homme est un grand faisan sur terre&lt;/em&gt;. Je m'étais dit qu'il faudrait que je lise ce bouquin un jour. Alors quand je le trouvai en occasion il y a deux mois, je m'empressai de l'acheter&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;A travers de courts chapitres ciselés l'auteure nous raconte l'histoire de la minorité allemande des Souabes&amp;nbsp; qui cherche à émigrer. Les mots sont choisis avec précision pour exprimer les sentiments et dépeindre les situations. Son style m'a un peu fait penser aux nouvelles de Slawomir Mrozek ou encore à celles d'Isaac Bashevis Singer. On y retrouve toute l'âme slave, loufoque et souvent cynique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il est notamment question dans ce livre des Allemands de Roumanie qui cherchent à émigrer vers l'Allemagne mais l'administration locale&amp;nbsp;allonge à sa guise&amp;nbsp;les délais d'obtention des passeports. Les policiers demandent des dessous de table, qu'ils se font la plupart du temps payer en nature. Et le curé n'est pas en reste. Il demande aux femmes de venir chercher les extraits de baptême avec lui... Autant dire qu'ils ne font&amp;nbsp;pas que chercher les extraits de baptême! La corruption règne en maîtresse sur ce petit coin de Roumanie et les &quot;victimes&quot; paient avec ce qu'elles ont.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ce fut une lecture intéressante qui&amp;nbsp;m'a permis&amp;nbsp;de me familiariser avec cette auteure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'homme est un grand faisan sur terre&lt;/em&gt; - Herta MÜLLER - Ed. Folio - 2009&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Jean-Pierre Longre</name>
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<title>« Les mots de la faim »</title>
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<updated>2012-08-30T12:25:27+02:00</updated>
<published>2012-08-30T12:25:27+02:00</published>
<summary>       Herta Müller,  La bascule du souffle , traduit de l’allemand par...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt; &lt;img id=&quot;media-3723102&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://jplongre.hautetfort.com/media/00/01/1003191211.jpg&quot; alt=&quot;Roman, Allemagne, Roumanie, Herta Müller, Claire de Oliveira, Gallimard, Folio, Jean-Pierre Longre&quot; width=&quot;107&quot; height=&quot;168&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Herta Müller, &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;La bascule du souffle&lt;/em&gt;, traduit de l’allemand par Claire de Oliveira, Gallimard 2010, Folio 2011 &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;En 1945, le jeune Léopold, comme tous les Allemands de Roumanie âgés de 17 à 45 ans, est déporté en Union Soviétique. Il restera cinq ans dans un camp, à y subir le travail forcé, les brimades, la faim, à y côtoyer la mort et la souffrance, à y chercher dans le moindre objet, dans le moindre croûton de pain, dans le moindre brin d’herbe une parcelle du bonheur dont ne peuvent se passer les humains.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Herta Müller l’explique en postface&amp;nbsp;: l’histoire de Léopold est largement inspirée de celle d’Oskar Pastior, poète de langue allemande et d’origine roumaine, mort en 2006 après avoir vécu dans sa jeunesse la douloureuse expérience des camps soviétiques, exercé différents métiers, s’être enfin voué, une fois exilé en Autriche puis en Allemagne, à l’écriture littéraire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Malgré les détails vécus, le livre n’est pas un document de plus sur le goulag. Les choses, les paysages, les gestes quotidiens, intimement incorporés au conscient et à l’inconscient, vivent leur vie, s’imposent au plus profond de l’âme, des rêves, des sensations du narrateur. «&amp;nbsp;L’ange de la faim&amp;nbsp;», leitmotiv qui mine le récit autant que les corps des prisonniers, est l’un de ces fantômes qui hantent leur existence et leurs relations. Les objets usuels (la pelle, le peigne à poux, le charbon, les parpaings, la cuiller…), tout en donnant rythme aux jours et aux nuits, ainsi qu’aux brefs chapitres qui sont comme des tranches de vie, sont les points d’ancrage qui permettent aux êtres de ne pas sombrer. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Et les mots sont les instruments qui non seulement transfigurent le malheur et son souvenir, mais aussi qui pèsent sur le narrateur et son propre récit. Objets poétiques, parfois inutiles et absurdes, ils sont comme le ciment qui, au camp, s’insinuait partout lorsqu’on ne le maîtrisait pas&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il y a des mots qui font de moi ce qu’ils veulent. Ils sont très différents de moi, et leurs pensées sont différentes d’eux. S’ils me viennent à l’esprit, c’est pour me rappeler qu’il y a de premières choses qui en appellent des deuxièmes, même si je suis loin de le vouloir ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Jean-Pierre Longre&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Herta Müller est Prix Nobel de littérature 2009&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/10/09/herta-muller-prix-nobel-de-litterature-l-ecriture-contre-l-oubli_1251741_3260.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://www.lemonde.fr/livres/article/2009/10/09/herta-muller-prix-nobel-de-litterature-l-ecriture-contre-l-oubli_1251741_3260.html&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20091008.BIB4145/le-nobel-2009-s-039-appelle-herta-muller.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20091008.BIB4145/le-nobel-2009-s-039-appelle-herta-muller.html&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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